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Je ne plagie pas… enfin, je pense ?!

Un étudiant universitaire est amené à produire de nombreux travaux dans une rigueur scientifique. Avant de créer, l'étudiant universitaire a donc parcouru la littérature scientifique, il a lu d'autres auteurs,..., et il peut (voire doit !) s'appuyer sur ces lectures pour créer ses productions.

 

Un danger guette alors, sans que l'étudiant en ait forcément conscience : le PLAGIAT.

 

 

 

Le plagiat : de quoi s'agit-il ?

Bon à savoir

L'UMONS met à disposition de ses étudiants un cours en ligne dédié à la recherche documentaire et à l'aide à la création. On y trouve des compléments d'informations sur le plagiat, les règles de rédaction, la conception d'une bibliographie, etc.

Plagier, c'est reproduire dans une oeuvre personnelle, partiellement ou entièrement un texte, un schéma, une figure, le fond ou la forme d'une idée,..., sans mentionner les sources.

 

Mal informé, un étudiant risque de plagier par négligence. Avec Internet, la tentation est grande.

 

 

Ce qu'en dit le juriste...

 

 

 

Pourquoi éviter le plagiat ?

Pour de multiples raisons, dont voici les principales :

 

 

  1. Au niveau éthique, la personne qui plagie vole la propriété intellectuelle du créateur qui a droit au respect de l'intégrité de sa production. Dans ce cas, un ensemble de valeurs véhiculées par l'enseignement universitaire n'est pas respecté (neutralité, objectivité, honnêteté intellectuelle,...).
     
  2. La personne qui plagie ne participe pas à la construction valide du savoir. Elle ne permet pas  au lecteur de vérifier ses sources ni de compléter sa recherche d'informations. Lorsque le savoir se crée, une toile se tisse au coeur du savoir existant : plagier revient à briser ces liens. Scientifiquement, cela devient inacceptable.
     
  3. Se pose le problème du développement intellectuel. La personne qui plagie n'aiguise pas un ensemble de compétences visées par l'enseignement universitaire : l'esprit critique, la méthodologie, la recherche documentaire, les capacités de synthèse et d'analyse,... De plus, les enseignants universitaires évaluent les étudiants notamment sur base de leurs créations. Si ce n'est pas entièrement l'étudiant qui en est l'auteur, le système est biaisé.
     
  4. Sur le plan purement académique, l'étudiant qui plagie s'expose à des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion.

 Ce qu'en dit le juriste...

 

 

Etayer oui, plagier non !

Bon à savoir

Dans le règlement des examens de l'UMONS, un article entier est dédié au plagiat. On y explique la procédure suivie en cas de suspicion de fraude et de fraude avérée.

Evidemment, un étudiant peut (voire doit !) argumenter (étayer) ses productions en s'appuyant sur d'autres créations, MAIS sans plagier.

 

C'est-à-dire d'une part en citant ses sources et d'autre part en veillant à ce que le coeur de son oeuvre reste original, relève de sa propre réflexion.

 

Dans ce cas, il fait preuve de la rigueur scientifique et du professionnalisme requis dans l'enseignement universitaire.

 
Il en sera valorisé à tous niveaux.

 

 

Comment éviter le plagiat ?

Bon à savoir

L'UMONS lutte activement contre le plagiat. Un logiciel informatique de détection du plagiat a été mis en place. Tous les travaux des étudiants remis sur la plateforme d'enseignement de l'UMONS sont soumis par défaut à cette détection.

Cette question, que l'étudiant se pose, lorsqu'il produit un écrit par exemple, revient à se demander :

 

Comment étayer/argumenter ses propos en respectant les auteurs ?

 

Comment assurer l'originalité et l'authentique créativité de ses propres productions ?

 

 

 

 

 

Deux principes à respecter

1. IDENTIFIER les sources

Quelle est la source des productions dont vous vous inspirez ? Systématiquement, lorsque vous consultez des productions qui vous semblent intéressantes, pensez à répondre aux questions suivantes :

 

  • Qui a créé/écrit/produit ? Quels sont les auteurs ?
  • Quel est le titre complet ?
  • Quelle est la maison d'édition ? (nom et lieu)
  • Quelle est la date (l'année) de publication ?
  • Est-ce un ouvrage (collectif) ? Une publication scientifique ?
  • L'avez-vous consulté en ligne ? Si oui, adresse URL ? Date de consultation ?

 

2. RÉFÉRENCER les sources

Si vous choisissez d'utiliser d'autres productions dans la vôtre, vous devrez le spécifier et référencer les sources.

 

Pour ce faire, généralement, nous utilisons les normes internationales de l'APA (American Psychological Association). Elles sont disponibles dans leur intégralité dans les cours en ligne de l'UMONS.


Pour être certain de ne pas plagier, pratiquement et simplement, retenons les conseils de Michel Beaud (2006), cité par Bertrand (2010, p.145) :

 

  1. "Ou bien vous reprenez des phrases entières et vous citez ;
  2. Ou bien vous résumez la pensée d'un auteur et vous le dites ;
  3. Ou bien vous vous servez (de certaines idées, de certains éléments, de certains arguments,…) et vous le signalez."

 

 

Utiliser d'autres productions : trois possibilités

Vous voulez étayer votre production, argumenter vos propos avec les idées, le texte, les figures d'autres auteurs.

 

Pour respecter la rigueur scientifique, trois possibilités s'offrent à vous :

 

1. CITER

Retranscrire exactement une partie du texte, le placer entre guillemets et citer les sources.

 

2. PARAPHRASER

Synthétiser l'idée centrale de l'auteur en changeant les mots, la structure, en s'appropriant l'idée, en l'intégrant à sa propre production, mentionner l'auteur dans votre texte et citer les sources.

 

3. UTILISER des données

Présenter des tableaux, résultats statistiques, figures, graphiques, ... et citer les sources.

 

 

 

Une exception : la notoriété publique

Bon à savoir

Si vous utilisez quelques passages d'un travail que vous avez produit antérieurement, vous devez référencer vos sources. Ce qui revient à vous citer.

Vous ne pouvez pas retranscrire intégralement un travail que vous auriez fait vous-même antérieurement. La règle scientifique est qu'on ne peut pas publier deux fois la même chose.

Certains faits objectifs sont connus par la majorité de la population. Ces faits sont avérés, ils ne constituent pas une interprétation, ils ne peuvent donc ni être mis en doute, ni être mis en question. Ces faits peuvent être facilement vérifiés dans des textes officiels. Il s'agit de faits de "notoriété publique". Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de référencer la source.

 

 

Exemple : La devise nationale de la Belgique est "L'union fait la force" et l'hymne national est la Brabançonne.

 

Ce fait avéré, il est de notoriété publique. Il n'est pas nécessaire de citer les sources.

 

 

Contre-exemple : "L'unité belge, on le sait, se traduit par une devise nationale sereine et constative - "L'union fait la force" - mais dont l'apparente simplicité ne résiste pas à l'examen. Car pourquoi devoir rappeler ce qui semble un truisme ?" cité par Pickels, A., & Sojcher, J. (1998). Belgique, toujours grande et belle. Revue de l'Université de Bruxelles. Editions Complexe.

 

Dans ce contre-exemple, il s'agit d'une interprétation d'un auteur.
Ce ne sont pas des données objectives.
Ce n'est pas un fait de "notoriété publique", nous devons donc citer les sources.

 

 

 

Référencer, oui mais comment ?

Les usages pour référencer varient en fonction du domaine. Les règles données ici sont applicables en général.

1. Référencer dans le texte

Si dans votre texte, vous souhaitez mentionner les écrits d'un autre auteur, vous devez impérativement :
placer des guillemets autour du texte si vous le citez (retranscription exacte),
mentionner dans le texte : l'auteur (ou les auteurs) et la date de publication,
référencer la source complète dans la bibliographie.

 
Exemples

  • Cependant, rappelons que "le nombre exact de planètes référencées par le centre spatial international et visible par les citoyens est en pleine progression." (Hergé, 2010, p. 122).
  • Selon Hergé (2010), le nombre de planètes visibles ne cesserait d'augmenter.
  • D'après une étude menée par Hergé (2010), le nombre de planètes visibles ne cesse d'augmenter.
  • Alors que le nombre de planètes visibles ne cesse d'augmenter (Hergé, 2010), il semble que...

 

2. Référencer dans une bibliographie

La bibliographie doit être présentée à la fin de votre production et dans un ordre alphabétique. Que mettre dans la bibliographie ? Toutes les sources citées ou utilisées dans le document.

 

  • Un livre :

 

Auteur(s) (date de publication). Titre. Lieu : Maison d'édition.

 

Bertrand Baschwitz, M. A. (2010). Comment me documenter ? Bruxelles : Edition De Boeck.

 

  • Un article d'une revue scientifique :

 

Auteur(s) (Date de publication). Titre. Titre de la revue scientifique, volume, pages.

 

Demeuse, M. & Baye, A. (2007). La Commission européenne face à l'efficacité et l'équité des systèmes éducatifs européens. Education et sociétés, vol. 2, n.20, 105-119.

 

  • Une source en ligne :

 

Auteur(s) (Date de publication). Titre. Titre du site [Type de support]. Date de consultation. Adresse (Url)

  

Université d'Ottawa (2010). Attention au plagiat. C'est facile, c'est tentant,... mais ça peut couter cher. Sur uottawa.ca (en ligne). Page consultée le 01/03/2013. http://www.uottawa.ca/plagiat.pdf

 

 Ce qu'en dit le juriste...

 

 

 

Testez-vous !

 Vous sentez-vous prêt à créer sans plagier ?

 

 Utilisation d'un extrait de bouquin dans sa production

 

 

 

Sources d'inspiration

Bertrand Baschwitz, M. A. (2010). Comment me documenter ? Bruxelles : Edition De Boeck.


Université de Mons (2008). Bulletin des P2B. Numéro spécial : la bibliographie. Sur moodle.umons.ac.be (en ligne). Page consultée le 11/04/13. https://moodle.umons.ac.be/mod/resource/view.php?id=49


Université de Mons (2013). Plagiat. Sur umons.ac.be (en ligne). Page consultée le 11/04/13. https://portail.umons.ac.be/FR/universite/admin/aff_academiques/Pedagogie_Qualite/Plagiat/plagiat.html


Université d'Ottawa (2010). Attention au plagiat. C'est facile, c'est tentant,... mais ça peut couter cher. Sur uottawa.ca (en ligne). Page consultée le 01/03/2013. http://www.uottawa.ca/plagiat.pdf


Université libre de Bruxelles. Evitez le plagiat ! Sur ulb.ac.be (en ligne). Page consultée le 11/04/13. http://www.bib.ulb.ac.be/fr/aide/eviter-le-plagiat/

 

 

 

Version téléchargeable

 Carnet sur le thème du PLAGIAT à destination des étudiants de l'UMONS