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Le Genre à l'UMONS: état des lieux

Ce rapport est un état des lieux de la question du genre à l'UMONS dans tous les corps de l'Université (étudiants, administratifs et techniques, scientifiques, enseignants) et dans toutes les structures décisionnelles (conseils, commissions) de l'Université.

L'évolution du nombre d'étudiantes montre que désormais l'UMONS a plus d'étudiantes que d'étudiants. De plus, celles-ci réussissent en moyenne mieux leurs études que leurs collègues masculins.

Malgré la féminisation des études universitaires, les différentes filières ne sont pas égales face à la question du genre. Ainsi, à part les sciences économiques qui se rapprochent de la parité avec 57% d'étudiants, on y trouve les filières "traditionnellement" féminines comme la psychologie et les sciences de l'éducation (83% d'étudiantes), la traduction et l'interprétation  (73% d'étudiantes) et les sciences médicales (61% d'étudiantes). Enfin, de manière symétrique, il y a les filières traditionnellement masculines comme les sciences (62% d'étudiants) et surtout les sciences de l'ingénieur (83% d'étudiants).

Si les étudiantes sont plus nombreuses à obtenir un diplôme de deuxième cycle la tendance s'inverse pour le Doctorat qui reste encore principalement masculin, les femmes préférant éviter des études trop longues, pas assez sécurisantes et encore vues comme une aventure difficile et avec peu de visibilité à la sortie.

Pour le personnel scientifique la parité est aussi devenue une réalité ce qui est encourageant.

Cependant, les femmes occupent des grades moins élevés avec de nombreuses assistantes chargées d'exercices.

Le personnel académique, quant à lui reste fortement masculin. Malgré une forte croissance du nombre de femmes professeurs, en 2012 les chiffres montrent qu'il y a autour de 70% de professeurs hommes. Cette tendance est encore plus marquée quand on monte vers les grades académiques les plus élevés (16 femmes professeurs ordinaires contre 60 hommes).

Concernant les services administratifs et techniques, la situation est inversée avec un corps très féminisé en déficit d'hommes surtout dans les métiers non techniques. En effet, les hommes sont fortement concentrés dans les métiers plus techniques de soutien à la recherche ou spécialisé.

Alors que longtemps les femmes Docteur Honoris Causa de l'Université étaient des exceptions, depuis 2013, leur présence devient régulière ce qui montre l'intérêt de l'Université pour le sujet.

En ce qui concerne les congés sabbatiques ou les départs pour des missions à l'étranger (surtout hors Europe), les femmes restent très minoritaires dû aux impératifs familiaux qui restent majoritairement à la charge des femmes. Le manque dans la mobilité des scientifiques est très problématique pour des CV très élitistes qui permettent d'accéder aux grades académiques et scientifiques élevés. 

En ce qui concerne les conseils et commissions importants de l'Université le taux de femmes oscille autour de 30%. Si ce faible taux peut s'expliquer par le nombre réduit de femmes qui de par leur grades et fonctions ont accès à ce type de conseils, il est beaucoup plus étonnant de voir que le conseil étudiant a un taux de femmes très similaire (autour de 30% seulement) alors que les étudiantes sont majoritaires dans l'Université. Ceci montre que les femmes hésitent à s'engager dans le conseil représentatif des étudiants, malgré une supériorité numérique.

Pour plus de détails, vous pouvez télécharger le rapport ici.