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Les chercheurs de l'UMONS contribuent grandement à la mise en lumière du déclin des abeilles en Europe 

L’Université de Mons, et plus particulièrement le Laboratoire de Zoologie de sa Faculté de Sciences, ont grandement contribué à l’étude consacrée au déclin des abeilles en Europe  dévoilée ce jour par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Le travail de l’UMONS a été piloté par le Dr Denis Michez. Il a été réalisé dans le cadre du projet européen STEP. Le Dr Denis Michez et le Prof. Pierre Rasmont furent impliqués dans le workpackage 1 : l’un pour la cartographie des espèces d’abeilles et l’autre en tant que responsable du projet liste rouge (cf. PDF en pièces jointes).

Ce projet « liste rouge » a pris 3 années et il a impliqué de nombreux scientifiques issus de différents pays. Le Prof. Rasmont a ainsi produit la grande majorité des cartes de distribution qui ont permis de réaliser les évaluations de risque d’extinction. Durant 5 ans, l'UMONS a centralisé les données des abeilles sauvages de tous les pays d'Europe (et d’Afrique du Nord et  du Moyen-Orient).

Ses équipes ont recueilli 2,5 millions de données, soit l’une des plus grosse banque de donnée zoologique du monde. Ce travail a permis : la réalisation de la première liste des espèces d'Europe et l'élaboration des cartes de distribution de 1.100 espèces (sur les 1.950 espèces connues). C'est ce matériau qui a servi à la « Red List » présentée ce jour par l'UICN.

L'autre produit de tout ce travail de recherche a été la publication en février dernier du « Climatic Risk and Distribution Atlas of European Bumblebees ».  Ce livre comporte la première évaluation à l'échelle continentale des implications de l'évolution climatique du siècle à venir, selon tous les scénarios mis au point par le GIEC.

Les résultats sont très impressionnants : ils laissent apparaître, au pire, la quasi-disparition de l'agriculture en dessous de la latitude de Bordeaux (et dans tous les scénarios en dessous de la latitide de Madrid).  Les bourdons eux-mêmes, principaux pollinisateurs sauvages, devraient perdre la majorité de leurs espèces.

Au niveau de la seule Belgique, dans tous les scénarios, la faune actuelle de bourdon devrait être complètement remplacée par des espèces méridionales (de Grèce, en l'occurrence).  Dans presque toutes les plaines et les alentours de toutes les capitales d'Europe Occidentale, depuis Madrid jusqu'à Stockholm, la faune de bourdons devrait se réduire à 2-3 espèces au maximum (en place de 20-30 durant le 20e siècle). Pour cet atlas, l'essentiel du travail a été accompli à Mons par le Prof. Rasmont et MM. Thomas Lecocq et Denis Michez.

Plus d’infos ? http://www.zoologie.umh.ac.be/index.html

denis.michez@umons.ac.be  ou pierre.rasmont@umons.ac.be