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Un psychiatre enseignant à la Faculté de médecine de l'UMONS a étudié 400 psychopathes de cinéma

Samuel Leistedt est psychiatre et enseignant. Il est chargé de cours depuis cette année au sein de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l'UMONS ainsi qu'à l'ULB et aux Etats-Unis. A l'UMONS, il enseigne notamment la psychologie générale et médicale aux étudiants de 2e Bachelier. Avec son confrère Paul Linkowski, cet expert a publié un ouvrage qui fait grand bruit et qui analyse les psychopathes dont le cinéma en raffole.

L'intention des auteurs était de vérifier si ces personnages de fiction (parfois inspirés de criminels malheureusement bien réels) correspondent aux vrais psychopathes, ceux définis par la psychiatrie. En gros, il s’agissait de vérifier si ces "monstres de Hollywood" ne sont pas exagérés pour satisfaire les appétits de frissons du cinéphile.

Dans l'étude, le Dr Leistedt a ainsi passé au crible psychiatrique 400 méchants présents au générique d’autant de films américains mais aussi français et asiatiques. Cette étude servira aussi à la formation des étudiants en psychologie et en psychiatrie auxquels le spécialiste enseigne.

Pour résumer, l'approche démontre que les traits de caractère de ces psychopathes de film sont souvent grossis par rapport à la réalité psychiatrique. « Ces méchants y sont souvent trop intelligents, trop brillants. Or, on sait que dans la vie courante, cela ne se passe pas comme ça. Ce sont des gens comme tout le monde. Dans certains films par contre, les psychopathes sont très crédibles: on pourrait les croiser dans la rue". C'est le cas d'Anton Chigurh, le "mauvais héros" du film "No country for old men" incarné par Javier Bardem (voir photo ci-contre). "Il m'est déjà arrivé de rencontrer dans ma pratique des criminels qui correspondaient vraiment à ce type de personnage. Chigurh a d'ailleurs été inspiré d'un vrai tueur à gages qui a travaillé pour la mafia new-yorkaise", explique le docteur Leistedt.

Visiblement, ce thème passionne: le Dr Leistedt a accordé d'innombrables interviews aux médias du monde entier dont récemment dans les colonnes du "New York Times". « C’est probablement dû au fait que cette étude se situe au carrefour entre médecine et 7e art. C’est aussi un sujet qui intéresse tout le monde puisqu’il est avant tout question de relations humaines », conclut son auteur.