Passer au contenu principal
Accueil
UNIVERSITE
FACULTES et ECOLES
ENSEIGNEMENT
RECHERCHE
INTERNATIONAL
L'UMONS à CHARLEROI
LA CULTURE
Go Search
English
Bannière
 
 
Une vue de la capitale, Nuuk.

De Mons à Nuuk, capitale du Groenland : le parcours polaire d’un ex étudiant de la FTI-EII

Dans le cadre d’un atelier de traduction de danois organisé en Master 1 par Mme Margrethe Lykke Eriksen, une étudiante, Maryse Carlens, a réalisé un travail de "copy writing" consacré à Romain, un jeune ancien étudiant de la Faculté de Traduction et d’Interprétation qui a étudié au Groenland et raconte son expérience :

« Beaucoup de personnes pensent que les Groenlandais vivent sur la calotte glaciaire en compagnie des ours polaires et habitent dans des igloos, mais il n’en est rien.

Le Groenland est la plus grande île du monde et compte à peu près 55 000 habitants qui vivent le long de la côte. Le Groenland est un territoire autonome du Royaume du Danemark. Il a son propre gouvernement et son propre parlement, même s’il prend part à la vie politique danoise.

Les habitants possèdent de vraies voitures qui ne sont pas tirées par des chiens et il y a même des universités dont les murs sont bien solides et ne risquent pas de fondre comme neige au soleil. 

« À vrai dire, « la capitale Nuuk (Godthåb en danois) offre tout le confort de la vie moderne », explique Romain, un ancien étudiant de la faculté de traduction et d’interprétation de l’UMONS qui a étudié au Groenland.

Le jeune homme a étudié l’anglais et le danois lors de son bachelier ici à Mons, et s’est ensuite rendu en Islande et au Groenland pour faire un Master en droit polaire. (…) Le droit polaire protège, entre autres, les minorités linguistiques et les peuples autochtones de l’Arctique et de l’Antarctique.

« La langue est un élément essentiel dans la vie d’un individu, car elle renforce sa culture et son identité, insiste Romain. Si la langue disparait, la culture disparaît également. Quand le Danemark a colonisé le Groenland, le gouvernement danois à Copenhague a imposé le danois comme unique langue officielle du Groenland. Il est très important de protéger une minorité linguistique car, quand on ne peut parler sa langue maternelle, on ne peut trouver ses racines et il devient donc plus difficile de trouver sa propre identité. » Il ajoute : « Nous [qui nous intéressons au droit polaire] voulons montrer aux pays que les minorités autochtones sont tout aussi importantes que le reste de la population. En effet, puisqu’elles sont immatérielles, les langues nécessitent moins de protection juridique que les communautés qui les utilisent. Ce que l’on essaye de protéger, c’est le droit des individus d’utiliser leur langue comme bon leur semble ».

(…) Les Groenlandais parlent le groenlandais et le danois. C’est pourquoi, sa connaissance du danois a permis à Romain d’être plus proche des Groenlandais. Il pouvait parler le danois avec eux et eux étaient contents de rencontrer un étranger qui s’intéressait à leur culture. Le jeune homme qualifie le peuple groenlandais de chaleureux. Il était souvent invité chez certains pour un kaffemik, une tasse de café et plein de petits gâteaux.

Contrairement aux idées reçues, le danois ne se parle pas uniquement sur le territoire restreint qui entoure la petite sirène. De nombreuses autres populations parlent, ou du moins comprennent, le danois. On parle le danois au Groenland et sur les îles Féroé, car ces deux territoires ont été colonisés par le Danemark, mais on le comprend également en Islande, où le danois est enseigné à l’école. Il est également possible de tenir une conversation avec des Norvégiens et des Suédois, alors qu’on ne parle que le danois.

« C’est entre autres pour cela que je ne regrette pas d’avoir d’abord étudié le danois à la Faculté de Traduction et d’Interprétation. Bien sûr, maintenant que j’ai presque fini mes études, je me rends compte que de nombreux autres bacheliers m’auraient intéressés. Mais je pense que si je n’avais pas eu droit à cette connaissance internationale et culturelle, particulièrement poussée dans le département de danois, je ne serais jamais parti au Danemark en Erasmus (pourtant une des meilleures décisions de ma vie) et je n’aurais pas pu me lier aussi facilement avec les Groenlandais. Ce sont ces études qui m’ont donné envie de découvrir plus. Si je n’avais pas fait mon bachelier à la faculté de traduction et d’interprétation, j’aurais sûrement fait un bachelier en droit belge et je m’y serais ennuyé à mourir ».

Plus d’infos sur l’apprentissage du danois au sein de la FTI-EII ? 

Département de langues scandinaves - Service d’études nordiques:

margrethe.eriksen@umons.ac.be ou hedwig.reuter@umons.ac.be