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Ci dessus: étudiant équipé d'un
casque immersif et capture d’écran
représentant la ville virtuelle.

 

Représentation spatiale et réalité virtuelle : Une recherche fondamentale qui implique ingénieurs architectes et spécialistes de l’éducation

Dans le cadre d’une recherche financée par le FRS-FNRS, Natacha Duroisin (Aspirante F.R.S. – FNRS, Service Méthodologie et formation, Prof. M. Demeuse) et Céline Durant (Master 1 en Sciences de l’éducation) mènent différentes expériences à la Faculté Polytechnique de l’Université de Mons.

Lors de celles-ci, les futurs Ingénieurs civils architectes naviguent dans une ville virtuelle strictement paramétrée. L’objectif de l’étude est d’évaluer les performances de mémorisation visuelle et les représentations spatiales des étudiants en début et en fin de formation. Les résultats de cette expérimentation seront présentés lors du congrès de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire (AIPU) qui aura lieu à l’Université de Mons du 18 mai au 22 mai 2014.

L’environnement virtuel utilisé a été généré via City Engine par Geoffrey Hismans (Technicien dans le Service de Génie Architectural et Urbain de la Faculté Polytechnique dirigé par le Prof. H. Wilquin). Sur la base du cahier de charges élaboré par N. Duroisin de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education, Geoffrey Hismans a paramétré l’environnement afin que celui-ci prenne l’allure d’une ville dans laquelle il est possible de modifier toutes les caractéristiques du bâti (hauteurs des immeubles, couleur, apparence…).

Les étudiants qui participent à ces expériences répondent d’abord à un questionnaire portant sur leurs habiletés spatiales (traduction et adaptation du questionnaire d’Hegarty, 2002).

Dans un deuxième temps, équipés d’un casque immersif et d’un joystick, les étudiants réalisent différentes activités dans la ville virtuelle. La première série d’activités consiste à reproduire à l’identique un itinéraire déjà parcouru (reproduction d’itinéraires). La deuxième série d’activités les amène à effectuer un parcours en sens inverse en faisant appel au processus cognitif de décentration (Piaget & Inhelder, 1948 ; Beaudichon & Bideaud, 1979 ; Borjon Sultan, 2010). La troisième série d’activités, appelée « wayfinding » (Gluck, 1990 ; Lawton, 1996 ; Golledge, 1999 ; Hund & Padgitt, 2010), les conduit à réaliser un itinéraire sans l’avoir préalablement emprunté. Il s’agit en fait de trouver un raccourci.

Dans un troisième temps, les étudiants parcourent cinq itinéraires dans une autre ville virtuelle pourvue de nombreux repères et dessinent ensuite leur carte de la ville. Ils sont ensuite soumis à un test psychométrique destiné à recueillir des informations sur leurs capacités cognitives dans le domaine spatial.

Un des objectifs poursuivis est de déterminer les différences de performances entre les étudiants de première année de Bachelier et ceux de deuxième année de Master, et de les discuter en regard des programmes de formation dispensés.

Pour en savoir plus sur cette étude: natacha.duroisin@umons.ac.be 

Ou rendez-vous aussi sur les pages Internet des Service Méthodologie et Formation de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education (Prof. M. Demeuse) et Service de Génie Architectural et Urbain de la Faculté Polytechnique (Prof. H. Wilquin)

Une expérimentation semblable est également en cours de réalisation dans les écoles primaire et secondaire (élèves âgés de 6 à 15 ans). Plus d'infos? ici