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Ci-dessus, vues intérieures de la Grotte Bruniquel
(Crédit: CNRS) et portrait de M. Serge Delaby.

La Faculté Polytechnique associée aux découvertes archéologiques capitales effectuées dans la grotte Bruniquel (Aveyron)

Le géologue et karstologue Serge Delaby (Département « Mines et géologie » de la Faculté Polytechnique de Mons) fait partie de la vaste équipe internationale de chercheurs qui est parvenue à dater à 176.500 ans des structures de stalagmites aménagées en forme de cercles par les premiers Néandertaliens dans une grotte française du Tarn-et-Garonne.

Cette découverte archéologique, réalisée dans la grotte Bruniquel (connue depuis 1990) et qui a fait l’objet d’une parution dans la prestigieuse revue « Nature », bouscule tout ce que l’on savait jusqu’ici des premiers « Hommes des cavernes ». Elle place en effet ces constructions de 400 stalagmites parmi les premières de l’Histoire de l’Humanité et montre que, contrairement à ce que croyait la communauté scientifique jusqu’ici, les premiers Néandertaliens s’étaient bel et bien appropriés l’espace souterrain et faisaient montre d’une maîtrise perfectionnée de l’éclairage et du feu. Et ce, bien avant l’arrivée de l’Homo sapiens estimée en Europe à -40.000. Jusqu’à présent, les signes formels les plus anciens d’une occupation souterraine par l’Homme ne remontaient « qu’à » 38.000 ans…

Dans la vallée de l’Aveyron, Serge Delaby a notamment travaillé aux côtés de Sophie Verheyden (actuellement membre de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique et spécialiste de la datation des stalagmites) et de Dominique Genty, tous deux ayant effectué un postdoc chez le Professeur Yves Quinif (Fpms), aujourd’hui retraité.

Un mystère demeure toutefois à Bruniquel : à quoi servaient ces structures aménagées de stalagmites ? A un rite ? Un espace de stockage de matériaux dont ‘usage ou la fonction nous échappe encore ? La prochaine campagne de fouilles programmée en septembre prochain permettra peut-être d’y répondre.