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De jeunes chercheurs de la Faculté des Sciences de l’UMONS voient paraître leur dernière publication dans « National Geographic »

Une équipe de jeunes chercheurs du service Biologie des Organismes Marins et Biomimétisme, de la Faculté des Sciences de l'UMONS, vient de voir publier sous forme vulgarisée une de leurs recherches dans la revue "National Geographic"

De quoi parle cet article paru en anglais et intitulé "Mechanisms involved in pearlfish resistance to holothuroid toxins in Marine Biology » ? Des concombres de mer, ces invertébrés marins vivant sur le sédiment et ayant comme caractéristique de produire des toxines appelées saponines qui agissent comme défense chimique contre les prédateurs et les parasites.

Ces saponines viennent interagir avec le cholestérol présent dans les membranes des cellules, induisant la formation de pores et in fine la mort de la cellule. Afin d’éviter d’être eux-mêmes mis en danger par leurs propres toxines, les concombres de mer possèdent une composition chimique différente dans leur membranes cellulaires.

Malgré leurs propriétés toxiques, les concombres de mer vivent en symbiose avec de nombreux occupants qui montrent des adaptations pour résister aux toxines. Parmi eux, se trouvent les poissons perles, également appelés carapidés, qui non seulement résistent aux toxines avec un temps de survie 45 fois plus long que les poissons non symbiotiques mais également ne montrent aucun stress face à ces toxines.

Cette étude a donc pour but de découvrir le(s) mécanisme(s) de résistance développés par les carapidés à travers trois hypothèses : une barrière mécanique constituée de mucus contre les toxines, une barrière bioactive constituée par un mucus affectant la structure des saponines et enfin, une composition des membranes cellulaires similaires à celle des concombres de mer, les protégeant des effets des saponines.

Les premières expériences ont montré que le mucus n’avait aucun impact sur la structure des saponines excluant l’hypothèse de la barrière bioactive et les analyses de spectrométrie de masse ont montré que leurs membranes cellulaires étaient similaires à celles des poissons non symbiotiques et donc non adaptées à la protection envers les toxines. Cependant, deux méthodes différentes ont montré que les carapidés produisaient 6 à 10 fois plus de mucus que les poissons non symbiotiques, suggérant qu’une grande quantité de mucus pourrait agir comme une barrière mécanique protégeant ainsi les poissons perles des toxines de leurs hôtes.

Ainsi ces résultats fournissent une meilleure compréhension de la relation symbiotique entre les concombres de mer et les poissons perles.

Plus d’infos sur ces recherches via ce lien