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Awards du Conseil Culturel Mondial

Le Conseil Culturel Mondial (World Cultural Council - WCC), organisation internationale basée à Mexico, a organisé à l'Université de Liège, le mercredi 25 novembre 2009, sa 26e cérémonie de remise de ses prestigieux prix. Le Conseil Culturel Mondial a également remis, comme il est de coutume, une "reconnaissance spéciale" Special Recognition à 11 personnalités belges ou actives en Belgique et parmi elles dans le domaine Science.

Christophe CAUCHETEUR, Chargé de recherches F.R.S.-FNRS, Service d’Electromagnétisme et de Télécommunications, Faculté Polytechnique, Université de Mons et Jérôme CORNIL, Chercheur qualifié au F.R.S.-F NRS, Service de Chimie des matériaux nouveaux, Université de Mons.


Présentation des activités de recherches de Christophe Caucheteur

  Après avoir terminé des études d’ingénieur civil électricien à la Faculté Polytechnique de Mons en juin 2003, il entame la même année une thèse de doctorat au sein du Service d’Electromagnétisme et de Télécommunications. D’abord supporté par le Fonds Spécial pour la Recherche, il bénéficie, à partir d’octobre 2004 et pour quatre années, d’une bourse d’Aspirant du F.R.S.-FNRS. Celle-ci lui permet de poursuivre ses recherches sur la thématique des capteurs à réseaux de Bragg fibrés. En décembre 2007, il obtient le diplôme de Docteur en Sciences de l’Ingénieur pour sa thèse intitulée « Realization of mechanical and chemical sensors based on the fiber Bragg gratings technology ». Souhaitant poursuivre ses recherches dans le même domaine après octobre 2008, il décide de postuler pour un mandat de Chargé de Recherches du F.R.S.-FNRS. C’est ce poste qu'il occupe actuellement au sein du Service d’Electromagnétisme et de Télécommunications de la Faculté Polytechnique de l’Université de Mons. Il a profité de la première année du mandat pour effectuer un post-doc dans le Laboratoire de Physique des Lasers, Atomes et Molécules de l’Université des Sciences et Technologies de Lille en France. En marge de ces recherches, il a assuré la présidence du ‘Board of Governors’ de l’IEEE/LEOS Benelux Student Chapter pour la période 2006-2007.
Depuis octobre 2003, ses recherches portent sur la fabrication de réseaux de Bragg au sein de fibres optiques et sur leur utilisation à des fins de capteurs mécaniques et chimiques. Un réseau de Bragg n’est autre qu’une modulation périodique et permanente de l’indice de réfraction du cœur d’une fibre optique. Il présente des caractéristiques spectrales adéquates pour les mesures statiques ou dynamiques de perturbations externes comme la température, la contrainte mécanique axiale, la pression. En réponse à une de ces sollicitations, le spectre d’amplitude d’un réseau de Bragg fibré se décale linéairement et sans hystérésis, ce qui en fait un excellent transducteur. Un tel capteur présente tous les avantages des fibres optiques (faible encombrement, immunité face aux interférences électromagnétiques, bonne résistance aux intempéries, …) et se distingue des capteurs traditionnels par la possibilité de faire des mesures quasi-distribuées. En effet, à l’aide d’une seule source optique et d’un seul détecteur, il est possible d’interroger plusieurs dizaines de réseaux de Bragg répartis au sein d’une même fibre optique, ce qui n’a pas d’équivalent pour les autres types de capteurs.

Le Service d’Electromagnétisme et de Télécommunications dispose de l’ensemble des moyens nécessaires à la fabrication (salle blanche de classe 10000 avec un banc d’inscription utilisant un laser argon doublé en fréquence) et la caractérisation de réseaux de Bragg fibrés. Ce sont ces moyens qui lui ont permis, avec l’aide d’équipes de recherches nationales et internationales comme l’ASBL Materia Nova de Mons, la Carleton University of Ottawa au Canada, l’Universidad Politécnica de Valencia en Espagne ou encore l’Universita Degli Studi Del Sannio de Benevento en Italie, de réaliser plusieurs prototypes originaux de capteurs à réseaux de Bragg fibrés. Parmi ceux-ci, les plus représentatifs sont un capteur de force transverse exploitant les propriétés de polarisation des réseaux de Bragg fibrés et un capteur de fuites d’hydrogène utilisant des réseaux recouverts d’une couche sensible catalytique. Ce dernier est particulièrement innovant puisqu’il est le premier à pouvoir fonctionner dans l’air humide et à des températures inférieures à 0 °C.

Ces recherches ont mené à la prise de deux brevets, à l’écriture de deux chapitres de livre et à la publication de plus de 100 articles dans des journaux et conférences internationales avec comité de lecture.

 

Présentation des activités de recherches de Jérôme Cornil

Jérôme Cornil est né à Charleroi le 14 novembre 1970. Il réalise des études en chimie à l’Université de Mons-Hainaut pour décrocher sa licence en 1992. Il entame ensuite une thèse de doctorat en tant qu’aspirant du FNRS sous la direction du Prof. Jean-Luc Brédas, dans le service de Chimie des Matériaux Nouveaux. Il obtient sa thèse en 1996 et part ensuite un an aux Etats-Unis, pour réaliser un séjour postdoctoral dans le laboratoire du Prof. Alan Heeger à l’Université de Californie à Santa Barbara (Alan Heeger deviendra quelques années plus tard prix Nobel de chimie et docteur Honoris Causa de l’Université de Mons) et dans le laboratoire du Prof. Robert Silbey au Massachusetts Institute of Technology à Boston. De retour au pays, il obtient un mandat de chargé de recherches du FNRS et devient chercheur qualifié du FNRS en 2000. Il obtient également un poste de Visiting Scientist à l’Université d’Arizona à Tucson entre 2001 et 2003 et de Visiting Principal Research Scientist au Georgia Institute of Technology à Atlanta à partir de 2005. Il séjourne ainsi régulièrement aux Etats-Unis, ce qui lui permet d’entretenir des collaborations intenses avec le groupe de recherche fondé et animé par Jean-Luc Brédas.  

Jérôme Cornil a reçu le Prix Louis Melsens de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique en 2004, le Prix triennal 2005 de la Société Royale de Chimie et fait partie de l’équipe récompensée par le prix Descartes de la Commission Européenne en 2003 pour l’excellence d’une recherche conjointe entre université et industrie. Il est actuellement maître de recherches du FNRS à l’Université de Mons dans le service de Chimie des Matériaux Nouveaux dirigé par le Prof. Roberto Lazzaroni. Il dispense les cours de Chimie Physique Moléculaire et Chimie des Matériaux Nouveaux à l’Université de Mons et a encadré plus de 10 mémorants et 10 doctorants au sein du laboratoire. Il est l’auteur de plus de 200 publications et a donné plus de 80 conférences et séminaires invités. Il a participé à plusieurs projets de recherche européens en tant que scientist in charge ou workpackage leader et est l’un des coordinateurs du projet européen MINOTOR, qui rassemble onze groupes de recherche académiques et industriels.

Ses activités de recherche s’inscrivent dans le domaine émergent de l’électronique organique, qui vise à développer une nouvelle génération de dispositifs électroniques où les semiconducteurs inorganiques couramment utilisés sont remplacés par des matériaux organiques, en particulier des polymères. Les applications principales sont des dispositifs d’affichage (qui a donné naissance à la technologie OLED) et d’éclairage, des cellules solaires, des transistors et par extension des circuits intégrés, des senseurs chimiques et biochimiques ; ses activités de recherche s’étendent également au domaine de l’électronique moléculaire visant à la fabrication de dispositifs à l’échelle moléculaire. Dans ce contexte, ses travaux, menés en étroite complicité et complémentarité avec le Dr. David Beljonne, reposent sur l’utilisation des outils de modélisation moléculaire (méthodes de chimie quantique et de champ de force) pour concevoir par design théorique les meilleurs matériaux pour ces différentes applications et pour comprendre à l’échelle moléculaire l’ensemble des processus régissant le principe de fonctionnement des différents dispositifs. Ces travaux sont réalisés en étroite collaboration avec de nombreux groupes de recherche en Europe et des partenaires industriels tels que Philips, Merck, IBM, BASF, ou Solvay.