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Activités

    2013   Pauses Recherches
     
    • 7 mars : Cédric Lenglet « Fluence et qualité en interprétation simultanée » 

      En interprétation simultanée de conférence (IS), la qualité suscite l’intérêt des enseignants, des praticiens et des chercheurs. Sur le terrain, la présentation est un aspect important de la qualité d'une IS. Il semble en effet que l’intonation et la fluence (pauses, hésitations, répétitions, vitesse du débit, etc.) influencent considérablement l’évaluation par les délégués du professionnalisme et de la fiabilité de l’interprète.
      Cependant, la recherche en IS n’a porté jusqu'à présent que sur le couple intonation monotone/modulée et sur les aspects temporels de la fluence. Or une approche plus globale est possible. Elle associe aux pauses les aspects prosodiques, verbaux et gestuels du langage parlé.


    • 14 mai : Anne Delizée « La théorie du Skopos en interprétation et son application potentielle en interprétation sociale »

      Considérant la traduction comme un type d’action sociale, Vermeer estime qu’une traduction est exécutée en fonction des besoins du public-cible, déterminés par une situation particulière et le but poursuivi (Vermeer 1989 in Nord 1997). Le but traductif (Skopos) fait l’objet de négociations entre le client et le traducteur, ce qui implique une responsabilité et une visibilité accrue de ce dernier (Hönig 1998 : 14). Selon Vermeer, l’acte traductif est avant tout un acte de communication et un transfert interculturel : le texte-cible
      doit fonctionner dans la situation-cible, conditionnée par son contexte socioculturel, qui peut être différent de celui dans lequel le texte-source a été produit (Snell-Horby 1988 : 44).
      La théorie du Skopos se veut une théorie générale, applicable à la traduction au sens large et donc, à l’interprétation (Pöchhacker, 1992 : 213). Dans le cadre de l’interprétation simultanée, Pöchhacker (1995) suggère que le Skopos qui sous-tend les stratégies de l’interprète ne correspond pas à la fonction assignée aux textes-cibles originaux pris dans leur individualité, mais bien à « l’hypertexte de la conférence » (p.35), unité holistique qui englobe la mission (assignment) affectée à la conférence dans son ensemble. C’est donc le Skopos de cet hypertexte qui régit la production de textes-cibles en simultanée (loc.cit.).
      Si l’on tente d’appliquer cette hypothèse à l’interprétation sociale, plusieurs questions surgissent d’emblée : quel pourrait être dans ce cas l’hypertexte ? Qui le définit : l’institution pour laquelle s’opère l’interaction interprétée, l’utilisateur, le bénéficiaire ? Dans quelle mesure le Skopos peut-il expliquer la gestion du différentiel interculturel existant entre les deux intervenants primaires ? Qu’est-ce que cela implique en termes de responsabilité et de visibilité pour l’interprète ? 


    • 30 avril : Prof. Georges Bastin (Université de Montréal)   « Interactions entre recherche, enseignement et pratique de la traduction : l’exemple de l’Université de Montréal »