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Activités de recherche

Orientation épistémologique

Les travaux scientifiques du Service se centrent préférentiellement sur l’analyse des phénomènes de communication à l’oral. Ils relèvent, de ce point de vue, des sciences de la parole (« parole » pouvant être ici entendu tant au sens anglais - “speech sciences”: étude des phénomènes acoustiques lies à la communication - qu’au sens Saussurien - “parole” en tant que versant individuel et concret du « langage », par ailleurs constitué de la « langue », qui en constitue le versant virtuel et social).

La position épistémologique dominante est de type empirique, dans la mesure où les objets d’étude s’ancrent dans des comportements langagiers observables. Elle se concrétise tant dans des démarches de type observationnel (où les phénomènes à l’étude sont recueillis dans le cadre d’échanges communicationnels écologiques) que dans des actions à caractère expérimental (dans le cadre de situations construites en vue de susciter l’apparition des phénomènes ciblés et ce, dans une dynamique de pensée de nature hypothético-déductive).

Les observations sont recueillies par le truchement d’une instrumentation assurant, à tout le moins, le stockage des phénomènes observés (captation, numérisation, étiquetage) et, le cas échéant, leur analyse objectivée (techniques spectrales, spectrographiques, contours de durée, d’intensité, etc.).

La focalisation sur l’oral et le recours à une instrumentation de nature acoustique rend aisée l’exploitation des données recueillies du point de vue phonétique-phonologique. Cependant, la centration du Service sur le versant oral du langage ne doit pas être confondue avec le développement d’un regard exclusivement centré sur les aspects phoniques des productions. L’intérêt de l’équipe s’étend à toutes les spécificités de l’oral, quelle qu’en soit la nature (phonique certes, mais également relevant de niveaux plus élevés des mécanismes de production du langage) ; ses questionnements l’orientent vers les aspects fondamentaux de la recherche cognitive, plus spécifiquement dans ses dimensions psycholinguistiques. La dynamique scientifique en filigrane de ces recherches tend plus à la compréhension du traitement du langage par le cerveau-esprit humain qu’à la simple description des phénomènes produits par les usagers des systèmes linguistiques. 

La plupart des recherches du service interrogent, dans le cadre spécifique des sciences de la parole, la dichotomie classique variance-invariance (variabilité, variation, variantes, etc.). Elle couvre ici les divers types de variabilité qui caractérisent les productions orales de sujets en situation de communication, que ces variabilités soient individuelles ou sociales, volontaires ou involontaires, conscientes ou inconscientes, normales ou pathologiques, … et qu’elles mènent à des changements transitoires ou durables. Les questions de recherche peuvent ainsi toucher la description et la mesure de l’ampleur de la variabilité, les facteurs explicatifs de la variabilité, les mécanismes structurels de la variabilité, les éléments des systèmes susceptibles d’être plus ou moins résistants à la variabilité, etc.

Ces questions peuvent relever de chacun des niveaux par lesquels le langage peut être appréhendé dans ses aspects de production orale (prosodie, timbre vocalique et consonantique, durée,  phénomènes de réduction, etc.).

Elles se développent dans le contexte de diverses thématiques dont des exemples sont listés ci-dessous.

 

Thématiques de recherche


Styles de parole

On s’interroge ici sur les variations induites, dans la production du locuteur, par les variables de la situation de communication. Dans les études relatives aux styles de parole, ont surtout été investigués les effets de la fonctionnalité communicationnelle des messages émis (e.g. contraste entre parole « de laboratoire » et parole « spontanée » [5,7,11,18,21]). Néanmoins, des variables telles que l’état thymique du locuteur [6,8,16,17,25], le caractère plus ou moins adverse de la situation [12], la connaissance (ou la représentation) qu’a le locuteur de la compétence linguistique de son interlocuteur [32,36] peuvent également être prises en considération. A ce jour, les recherches auxquelles ont participé les équipes montoises se sont essentiellement centrées sur la variation des systèmes vocaliques dans les langues romanes (en ce compris le français) sous l’effet de la variation du style de parole.


Déviances et di(y)sfluences

On s’intéresse ici aux écarts de production du sujet par rapport aux attentes de l’interlocuteur et/ou d’un groupe de référence. Ces écarts peuvent être à l’origine de déviances par rapport aux attentes normatives en termes de syntaxe, lexique, implémentation phonétique, etc. Cette thématique correspond à diverses études de la littérature s’étant plus spécialement centrée sur les erreurs de performance. On a donc ici affaire à un sujet « normal », mais dont la performance peut être perturbée par divers facteurs, bien que sa compétence demeure intacte [52]. Les disfluences peuvent quant à elles se faire jour en l’absence d’écarts par rapport aux attentes normatives en terme de lexique, syntaxe etc. [15,40,41,47].Elles consistent en ruptures ou en irrégularités du flux de production et se marquent par l’apparition de pauses (pleines ou vides) d’altérations locales du débit, de reprises, etc. Elles peuvent relever de comportements inscrits dans la normalité de la communication (« disfluences ») ou relever de contextes pathologiques (« dysfluences »).


Pédagogie de l’oral

Les phénomènes étudiés ici sont ceux que l’on observe sous l’effet des activités d’enseignement-apprentissage auxquelles est exposé l’apprenant d’une langue étrangère [4,9, 19,20,44]. Les interrogations portent sur les modalités d’appréhension du nouveau système, telles qu’elles se font jour au travers des productions de l’apprenant en situation d’acquisition de sa nouvelle langue [30,31,33,34,38,42,43,46]. La priorité est ici mise sur les aspects phoniques des acquisitions de l’apprenant, et la dimension didactique convoquée est préférentiellement celle de la correction phonétique. L’articulation est cependant étroite avec d’autres dimensions de la sphère audio-phonatoire de l’apprenant telles, par exemple, les caractéristiques de sa compétence perceptuelle [1,13, 23, 39, 45].

Une Action de Recherche Concertée (projet COGNIPHON) est consacrée à cette thématique.


Mimésis et imitation

Alors que l’imitation renvoie à la simple capacité à reproduire un comportement dont un sujet a été le témoin, la mimésis suppose le développement, au départ de perceptions diverses, d’un système de représentation qui permette au sujet d’actualiser des comportements de même nature que ceux dont il a été témoin sans que ceux-ci relèvent cependant de la copie pure et simple. De ce point de vue, la mimésis apparaît comme une aptitude cognitive de modélisation et de coordination des schémas moteurs, certes basée sur la faculté d’imitation, mais y ajoutant une dimension représentationnelle. Dans cet ordre d’idée, on peut considérer les systèmes phonologiques comme des structures collectives résultant d’interactions mimétiques multiples entre locuteurs d’une communauté déterminée. La variation phonétique n’est dès lors plus à considérer comme étant de l’ordre du parasite, résultant de phénomènes aléatoires liés aux mécanismes physiques de production de la parole, mais bien comme un objet d’étude central pour la compréhension de la structuration des systèmes phonologiques et de leur évolution. Les recherches en cours [10,37,48,49,50,51] portent sur l’observation des phénomènes mimétiques et la possibilité de leur reproduction en laboratoire. Les phénomènes ainsi recueillis auprès de locuteurs non désireux et/ou non conscients des variations qui caractérisent leurs productions sont évidemment à considérer en lien étroit avec ceux qui relèvent des situations impliquant des démarches concertées relevant de processus d’enseignement/apprentissage.


Médiation langagière

La médiation langagière (au sens où elle est considérée par le Cadre Européen Commun de Référence) est l’opération par laquelle un locuteur reçoit un message exprimé dans une langue donnée (langue source) et le réémet dans une autre langue (langue cible), dans le but de servir de truchement entre deux interlocuteurs dont aucun ne partage le code linguistique de l’autre. Cette activité correspond, au sens large, à l’opération de traduction. Cependant, durant les dernières décennies, la professionnalisation de la médiation langagière a fait apparaître, de facto, différents métiers de la médiation langagière et le mot traduction tend à ne plus couvrir que l’un des deux profils principaux de médiateur : celui caractérisé par une action limitée à l’écrit. Par contraste, on dénomme habituellement interprète le médiateur oeuvrant à l’oral. A la faveur de ces travaux, les questions de recherche prises en compte concernent principalement:

- la description des spécificités des productions des locuteurs sous condition de médiation langagière, par contraste avec les situations de production et d’interaction simples  [22] ;

- la robustesse de la performance du locuteur sous l’effet des variables perturbatrices inhérentes à la tâche interprétative (difficultés du discours source sur les plans lexical, syntaxique, pragmatique, etc. ; type de combinaison ; qualité du canal de transmission ; similarité/dissimilarité des langues impliquées, etc)  [35, 52] ;

- la variabilité caractéristique des productions des locuteurs sous l’effet de variables qui leur sont propres (maîtrise des langues intervenant dans les combinaisons, maîtrise d’autres langues, degré éventuel d’expertise professionnelle, modalités éventuelles de formation à l’interprétation) [24, 52].


Phonétique clinique

Une pathologie touchant un locuteur peut avoir, sur ses productions, des effets modificateurs. Selon la sphère atteinte, les pathologies peuvent induire des effets de nature différente, à caractère plus ou moins réversible.

On peut ainsi songer aux pathologies de l’audition et à leurs répercussions sur la production [28]. Des pathologies touchant l’autre extrémité de la chaîne de traitement du langage peuvent aussi être envisagées (problèmes articulatoires [2,14], problèmes touchant les organes de la phonation [3,26], etc.).

Au niveau central, on peut songer à des pathologies à caractère psychologique-psychiatrique soit non clairement liées à une organicité spécifique (e.g., dépression, psychopathologie [27]), soit à base organique clairement identifiée (traumatismes cérébraux, maladies neurologiques, etc. [29]).

Dans tous ces cas, il peut être intéressant d’opérer des contrastes soit entre des états pré-pathologiques et pathologiques soit entre des états pré- et post-curatifs. La nature de la pathologie et la disponibilité éventuelle de moyens thérapeutiques (rééducation [2,3], traitement chimique [27], traitement chirurgical [26]) conditionnent bien évidemment la faisabilité de la recherche.

Une Action de Recherche Concertée (projet PAROLPATHOS) est consacrée à cette thématique.


Caractérisation vocale

Dans la plupart de ses actes intentionnels, l'être humain ordinaire déploie un ensemble de comportements, plus ou moins conscients, orientés vers la réalisation d'un but déterminé. Vu sous cet angle, il peut être associé au concept cybernétique de « système finalisé ». Néanmoins, certains de ses comportements -voire des modalités de ceux-ci- échappent au contrôle ; des conduites associées -non pertinentes par rapport à l'objectif défini- peuvent spontanément apparaître. Dans la mesure où ces modalités comportementales présentent un certain caractère de régularité, et à condition qu'elles s'avèrent propres soit au sujet, soit à un état du sujet qui les manifeste, elles peuvent se doter d'une fonction caractérisante. L'acte de parole, qui implique l'action d'un grand nombre de comportements hautement finalisés, n'échappe pas à cette règle. Il est ainsi de constatation banale qu'au téléphone, nous sommes souvent capables de reconnaître une personne familière à la simple audition du mot « allô ». C'est donc que le signal physique, outre l'information à vocation proprement linguistique qu'il comporte, véhicule d'autres indices. L'ensemble de ces derniers est généralement désigné du terme de « voix ». Curieusement, l'intérêt des scientifiques pour cet aspect du signal de parole n'est apparu qu'assez tardivement. Très tôt, les linguistes avaient évacué de leurs travaux l'étude de la voix. Sans doute était-il dès lors naturel que les préoccupations fondatrices de la phonétique se centrent d'abord sur une recherche d'unicité, sur l'identification d’universaux. Il était par exemple primordial de saisir quelles spécificités acoustiques relient les réalisations possibles d'un phonème donné. L'étude de la voix en tant que telle, en ce qu'elle implique de manière incontournable la notion de variabilité, pouvait en conséquence paraître antithétique ces démarches, dans la mesure où elle requiert, au contraire, de rechercher les différences opposant diverses réalisations d'un même ensemble phonémique pour situer la recherche de similarité à un autre niveau : celui de l’individu.
Paradoxalement, si le concept de « voix » n'a pas fait l'objet d'un volume important de recherche intensive de la part des scientifiques, la notion est d'usage commun dans le langage courant. Elle est par ailleurs fort usitée dans divers contextes professionnels (arts de la scène, chant, enseignement, logopédie, phoniatrie, criminalistique, etc.), ce qui n'est pas sans risque.
Le service a développé et développe diverses recherches tendant à objectiver la notion de « voix » par le biais de diverses démarches statistiques à visée de caractérisation au départ du signal acoustique de parole.


Nasalité

En première analyse, une voyelle ou une consonne est dit ‘nasale’ (ou ‘nasalisée’) lorsqu’elle est produite avec le port vélopharyngé ouvert, de sorte que les cavités nasales jouent le rôle de résonateur lors de sa production. Les voyelles dites ‘nasal(isé)es’ pourraient être qualifiées plus précisément de voyelles ‘oro-nasal(isé)es’, dans la mesure où l’ouverture du port vélopharyngé va de pair avec un maintien d’une ouverture dans la cavité buccale. Pour ces voyelles, le système de résonateurs comprend l’ensemble des cavités supra-glottiques : pharyngale, buccale et nasales. Par contre, les consonnes dites ‘nasales’ sont nasales au sens strict. Il s’agit de consonnes pour lesquelles une occlusion est pratiquée dans la cavité buccale, de sorte que le système résonateur principal est composé du pharynx et des cavités nasales. Si l’occlusion a lieu au niveau du voile du palais (occlusives vélaires), ce système est l’unique résonateur amplifiant le signal quasi-périodique produit par la vibration des cordes vocales. Si l’occlusion se produit plus avant dans le conduit buccal, le système résonateur principal est accompagné d’une branche secondaire, la cavité buccale, dont l’extrémité est fermée. Ainsi, du point de vue phonologique, une consonne occlusive est soit orale, soit nasale, selon que le port vélopharyngé est fermé ou ouvert lors de sa production. Du point de vue de la réalisation phonétique, on observe régulièrement une ouverture du port vélopharyngé pour tout ou partie de consonnes occlusives orales, soit par coarticulation, soit pour les occlusives voisées, afin de maintenir plus longtemps le différentiel de pression entre les cavités sub- et supra-glottiques.  Par ailleurs, une grande majorité des consonnes autres que les occlusives peuvent être soit phonétiquement nasalisées, soit phonologiquement nasales, la nasalité intervenant alors à titre de mode articulatoire secondaire. Ces définitions apparemment simples ne rendent cependant pas compte de multiples aspects de la « nasalité » faisant intervenir des configurations articulatoires complexes - impliquant d’autres structures que le voile et les cavités nasales – ainsi que des dynamiques temporelles particulières, sans que les liens entre perception et production soient nécessairement transparents. Les recherches du Service investiguent systématiquement la dimension nasalité tant en langue française que dans les langues du monde dont les structures réservent des traitements variables à la nasalité.

 

 

La recherche du Service en trois clics

Le Service a contribué aux efforts de vulgarisation de la revue de l’UMONS "Elément". Trois articles brefs à vocation « grand public » peuvent être consultés via les liens suivants :

Correction phonétique : "My Fair Lady" - Elément 2, p.15

Evaluation et langage : "Evaluer la maîtrise de la communication en langues étrangères" - Elément 4, p.16

Langage et émergence : "Complexité et émergence dans l'étude du langage" - Elément 5, p.16

 
Exemples de projets de recherche en collaboration nationale

Avec l’ULB

Recherche Gramm-R), subventionnée par le Ministère de l’enseignement secondaire au titre de la recherche-action.

Avec le Ministère de l’enseignement supérieur.

Recherche Facteurs cognitifs des modalités d’accès à l’excellence linguistique en langue étrangère, subsidiée par le cabinet de Mme la Ministre Dupuis, FRSFC IM.

Avec le FNRS

Analyse multimodale (comportementale, acoustique et EEG) des effets (à court et long terme) du contrôle expérimental de l'input auditif sur le traitement de la matière phonique (en perception et production) par l’apprenant de L2.


Avec l’Académie Universitaire Wallonie-Bruxelles

PAROLPATHOS : Evaluation acoustique et auditive du signal de parole de locuteurs francophones en situation de handicap. Apports de la phonétique clinique au développement de procédures d’évaluation holistique du sujet communicant situé dans son écosystème.

COGNIPHON : Contrôle cognitif de la production des sons de parole en phase d’acquisition de la L2.

 

Exemples de collaborations internationales ayant fait l’objet d’une décision officielle formalisée

Convention tri-latérale entre l’UMONS, l’Université de Toulouse-Le Mirail et l’Université Autonome de Barcelone.

B. Harmegnies, Responsable désigné par le Commissariat Général aux Relations Internationales et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le cadre du projet NICOLAF, visant à l’opérationalisation, pour la langue française, des spécification du Cadre européen commun de référence.

B. Harmegnies, Co promoteur de la recherche "Elaboration et expérimentation de didacticiels polyvalents pour l'enseignement des statistiques et des probabilités"; projet FRSFCIM n°191, 1987.

B. Harmegnies, Responsable des recherches soutenues, à l'Université de Mons-Hainaut, par l'Association sans but lucratif Les Amis des Aveugles (enseignement des langues étrangères aux aveugles).

B. Harmegnies, Co-responsable du projet  LINGUA 95-03/1889/E-IB titulado Diseño e implementación de un currículum integrado para la formación y autoformación del profesor de lenguas extranjeras (Opción lenguas románicas como segundas lenguas). Países participantes: España (Universidad Autónoma de Barcelona), Bélgica (Université de Mons-Hainaut), Francia (Université de Paris-VIII), Portugal (Universidade de Lisboa).

B. Harmegnies, Co-responsable du projet  SOCRATES 37166-CP-1-96-ES-LINGUA-LD y SOCRATES 37166-CP-1-97-ES-LINGUA-LD titulado Currículum integrado para la formación polivalente del profesorado de lenguas extranjeras (opción lenguas románicas). Países participantes: España (Universidad Autónoma de Barcelona), Bélgica (Université de Mons-Hainaut), Francia (Université de Paris-VIII), Portugal (Universidade de Lisboa), Italia (Università per Stranieri di Siena).

B. Harmegnies, Co-responsable du projet  SOCRATES 72059-CP-1-1999-1-ES-LINGUA-LD (proyecto MINERVA) titulado Desarrollo de las herramientas para el aprendizaje y enseñanza de las lenguas y la evaluación de las competencias lingüísticas (lenguas románicas)). Países participantes: España (Universidad Autónoma de Barcelona), Bélgica (Université de Mons-Hainaut), Francia (Université de Paris-VIII), Portugal (Universidade de Lisboa), Italia (Università per Stranieri di Siena). Diciembre de 1999 a mayo de 2001.

B. Harmegnies, Co-responsable du projet  ISIS: Procedimientos clásicos de evaluación de la competencia en lengua extranjera y calidad de la comunicación oral (BFF2001-2090) aprobado por la Dirección General de Investigación (Ministerio de Ciencia y Tecnología - España) en octubre de 2001.

B. Harmegnies, Co-responsable du projet  fonóptima, financé par le Ministère espagnol de la recherche scientifique (sous numéro d’agréation IDI 2004-2007-3764).

B. Harmegnies, Co-responsable du projet Black skin, financé par le SPPS (numéro d’agréation 12-AE-206), en collaboration avec la Faculté de Médecine et les Bibliothèques de l’ULB.

B. Harmegnies, Co-responsable du projet Cognitique-Interprétation, co-impulsé par l’UMH et l’Université de Toulouse-Le Mirail, financé par le Conseil Général Midi-Pyrénées, ainsi que de l’INSERM (IFR96), en collaboration de l’Université Toulouse 1.

 

Exemples d’autres responsabilités scientifiques

B. Harmegnies, membre du comité scientifique et conférence d’inauguration  du colloque Les Traductions extraordinaires d’Edgar Allan Poe, Université de Mons, 27-28 novembre 2009.

B. Harmegnies, membre du Comité scientifique du colloque 'Nasal2009' Praxiling (UMR 5267, CNRS, Université de Montpellier III, France) - Speech Sciences Laboratory (AUWB, Université de Mons-Hainaut, Belgium). , Montpellier, juin 2009

B. Harmegnies, Président de l'atelier "Parole, langage et communication" de la Journée scientifique du Pôle hainuyer de vendredi 29 janvier 2010.

B. Harmegnies, conseiller scientifique du Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres, pour le Test de Connaissance du Français.

V. Delvaux, Revue d’articles pour la revue à comité de lecture : Speech communication.

V. Delvaux, Revue de soumissions pour la conférence internationale : Laboratory Phonology 12 (University of New Mexico, USA)

V. Delvaux, Revue de soumissions pour la conférence internationale : Journées d’étude sur la parole JEP2010

K. Huet, Revue de soumissions pour la conférence internationale : Journées d’étude sur la parole JEP2010

M. Piccaluga, Revue de soumissions pour la conférence internationale : Journées d’étude sur la parole JEP2010

B. Harmegnies, Revue de soumissions pour la conférence internationale : Journées d’étude sur la parole JEP2010

Kathy Huet,  expert près le Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres, pour la détermination des scores de césure du TCF en fonction des niveaux du CECR.

M. Piccaluga, expert près le Centre International d’Etudes Pédagogiques de Sèvres, pour la détermination des scores de césure du TCF en fonction des niveaux du CECR.

 

Références citées
  1. HARMEGNIES, B., "SGAV, informatisation et recherche expérimentale", Revue de Phonétique Appliquée, 1987, 82 83 84, 149 160.
  2. HARMEGNIES, B., "Analyse acoustique, objectivation et mesure dans la problématique orthophonique", in La logopédie en collaboration multidisciplinaire, Presses Universitaires de Liège, Liège, 1989 (17 pages, np).
  3. HARMEGNIES, B., "Contributions de l'analyse spectrale à l'établissement de la mesure en logopédie", Otica, 1989, 13, 1, 71-84.
  4. BRUYNINCKX, M., HARMEGNIES, B., "Note sur les invariants spectraux imputables aux langues et leurs répercussions en didactique", in Obadia A. (ed.), Premier colloque international sur l'enseignement du français en Chine: communications choisies, Presses de l'Université Simon Fraser, Vancouver, 1990, 195-211.
  5. POCH, D., HARMEGNIES, B., "Variations structurelles des systèmes vocaliques en français et espagnol sous l'effet du style de parole", Journal de Physique, 1992, IV- C1, 283-286.
  6. HARMEGNIES, B., LANDERCY, A., ABSIL, E., "Relaxation-induced voice quality variability", Acts of the 14th International Congress on Acoustics, 1992, H7-3.
  7. HARMEGNIES, B., POCH, D., "A study of style-induced vowel variability: laboratory versus spontaneous speech in Spanish", Speech Communication, 11, 1992, 429-437.
  8. HARMEGNIES, B., LANDERCY, A., "A multivariate approach for the analysis of speech under cognitive stress", Proceedings of the ESCA Workshop "Speech Processing in Adverse Conditions, Nice, 1992, 231-234.
  9. HARMEGNIES, B., POCH-OLIVE, D., "Fausse science et marketing linguistique", Actes du congrès "Enseignement des langues étrangères: recherche et pratique, vers une convergence?", Revue de Phonétique Appliquée, 1992, 103-104, 181-194.
  10. HARMEGNIES, B., LANDERCY, A., "Effets sur la qualité vocale de modifications délibérées d'éléments de la sphère audio-phonatoire", Revue de Phonétique Appliquée, 1994, 111, 123-138.
  11. HARMEGNIES, B., POCH-OLIVE, D., "Formants frequencies variability in French vowels under the effect of various speaking styles", Revue de physique, 1994, C5, 509-512.
  12. ABSIL, E., HARMEGNIES, B., "Effet du type d'activité cognitive et nuisance auditive sur les caractéristiques du signal de parole", Revue de physique, 1994, C5, 529-532.
  13. POCH-OLIVE, D., HARMEGNIES, B., "Algunas cuestiones de pronunciacion en la enseñanza del español como lengua extranjera", Didactica del español como lengua extranjera, Madrid, Fundacion ACTILIBRE, 1994, 105-111.
  14. HARMEGNIES, B., "Contribution à la caractérisation acoustique des sigmatismes   Etude de deux indices acoustico statistiques", Studies in Forensic Phonetics, BEIPHOL 64, 1995, 55-66.
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  16. ABSIL, E., HARMEGNIES, B., LANDERCY, A., "Variables psychologiques et signal de parole, Revue de Phonétique Appliquée, 1995, 114, 1-41.
  17. RUIZ, R., ABSIL, E., GRAMATICA, B., HARMEGNIES, B., LEGROS, C., POCH, D., "Spectrum-related variabilities in stressed speech under laboratory and real conditions", Proceedings of the ESCA-NATO Tutorial and Research Workshop on Speech under Stress, Lisbonne, 1995, 49-52.
  18. DELPLANCQ, V., HARMEGNIES, B., POCH-OLIVE, D., "Effets du style de parole sur la réduction vocalique en portugais", Verbum (Mélanges phonétiques I), 18 (2), 1996, 175-187. 
  19. BRUYNINCKX, M., HARMEGNIES, B., "Aspects segmentaux et supra-segmentaux du changement phonétique en phase initiale d'acquisition d'une langue seconde", Verbum (Mélanges phonétiques I), 18 (2), 1996, 145-166.
  20. BRUYNINCKX, M., HARMEGNIES, B., "A phonetic study of voice -and segment- qualities changes during second language acquisition", Belgian Journal of Linguistics, 1995, 9, 129-146.
  21. HARMEGNIES, B., POCH-OLIVE, D., "A dynamic Approach of Vowels Systems in Italian", Proceedings of the XIIIth International Congress of Phonetics Sciences, Stockholm, 1, 1995, 408-412.
  22. BRUYNINCKX, M., HARMEGNIES, B., "Pour une approche phonétique des stratégies cognitives en situation d'interprétation simultanée", Actes du séminaire de traductologie de l'interprétation, 1995, 63-78.
  23. HARMEGNIES, B., "La phonétique et le maître", in Confluências: enseigner le français, langue, civilisation, didactique, Coimbra, Instituto de Estudos Franceses, 1996, 7-30.
  24. PICCALUGA, M., HARMEGNIES, B., "Pour une évaluation raisonnée de l'interprète en formation", Actes du séminaire de traductologie de l'interprétation, 1995, 6-19.
  25. RUIZ, R., ABSIL, E., HARMEGNIES, B., LEGROS, C., POCH-OLIVE, D., "Time-and Spectrum related variabilities in stressed speech under laboratory and real conditions", Speech Communication, 20 (1-2), 1996, 111-129.
  26. FINCK, C., HARMEGNIES, B., Towards an acoustical control of voice changes under the effect of surgery: an exploratory essay, Acta oto-rhino-laryngologica belgica, 51, 1997, 153-161.
  27. FRANCQ, B., HARMEGNIES, B., "Répercussions sur le signal vocal de l'évolution de patients schizophrènes en milieu intitutionnel fermé", Actes du 4ème congrès français d'acoustique, Toulouse, Teknea, 1997, 421-425.
  28. BRUYNINCKX  M., HAMACHE S., HARMEGNIES B., Contribution to the study of the audiometrical scores sources of variation, Proceedings of the 16th International Congress on Acoustics, 1998, pp. 891- 892.
  29. COUVREUR N., BRUYNINCKX M., HARMEGNIES B., Effects of parkinsonian symptoms on voiced palatals, Proceedings of 14th International Congress of Phonetic Sciences, 1999, 1, pp.831-834.
  30. DELPLANCQ, V., HARMEGNIES, B., Regards sur la formation des professeurs de F.L.E. à la pratique de l’oral, Cahiers du Centre Interdisciplinaire des Sciences du Langage, 1999, 14, 35-52.
  31. HARMEGNIES, B., DELPLANCQ, V., (2001), "Evolution des structures de l'oral en formation de formateurs de FLE; une étude longitudinale de l'organisation du système vocalique français chez les lusophones", Actas do XIº Congresso da Associação Aprolínguas "Línguas: mais que perfeito?", Universidade de Aveiro, 2001, 123-132.
  32. HUET K., HARMEGNIES B., POCH-OLIVE D., "Une méthode statistique pour le contrôle des changements vocaliques sous l’effet du style de parole. Application à l’espagnol", dans M. Matthey (éd.) () « Le Changement linguistique, Evolution, variation, hétérogénéité. » TRANEL (Travaux neuchâtelois de linguistique) 34/35, 2001, 233-249
  33. Delplancq, V., Harmegnies, B. (2002), « Évolution des structures de l’oral en formation de formateurs de FLE », Actes des « Journées d’étude sur la parole », Nancy, 2002, 181-184
  34. HARMEGNIES, B., DELPLANCQ, V., "Evolution des structures de l'oral en formation de formateurs de FLE; une étude longitudinale de l'organisation du système vocalique français chez les lusophones", Actas do VIº Congresso da Associação Aprolínguas "Línguas: mais que perfeito?", Universidade de Aveiro, 2002,123-132
  35. BRUYNINCKX,  M., HARMEGNIES B., Analyse quantitative des effets de la rétroaction auditive différée sur le signal de parole; étude de productions d’interprètes débutants, Actes du 6ème Congrès français d’acoustique, 2002, 767-770.
  36. POCH D., DHAINAUT C., HUET K., HARMEGNIES B., « La adaptacion del locutor al interlocutor : dinamica del sistema vocalico del español en función de las caracteristicas de los participantes en la conversacion », Estudios de Linguistica. Universidad de Alicante (E.L.U.A.), 17, 2003, pp 519-530.
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