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Rédiger un mémoire : guide de l’étudiant

Les pages qui suivent n’ont pas pour vocation de se substituer au règlement relatif au mémoire de fin d’études disponible auprès du secrétariat de la Faculté mais de donner à l’étudiant qui a choisi un sujet de mémoire au sein du service Finance de plus amples renseignements quant à la manière d’aborder l’écriture scientifique de son mémoire.
Dans ce guide, l’étudiant trouvera donc des conseils généraux relatifs à la rédaction de son mémoire ; le directeur de mémoire reste donc le trait d’union indispensable entre l’étudiant et le contenu du mémoire. Ce guide permet à l’étudiant de comprendre comment aborder la rédaction de son mémoire de manière scientifique, et ce en se basant sur des exemples concrets signalés dans le texte en caractères italiques.
Deux parties seront abordées : tout d’abord, une partie généraliste relative à la structuration du mémoire et, ensuite, une partie plus spécifique relative à la recherche documentaire, fondement essentiel à la rédaction du mémoire.

Structure d’un mémoire de fin d’études

Un mémoire de fin d’études est avant tout une réflexion scientifique par rapport à une question de recherche bien spécifique. Cette question doit rester le fil conducteur du raisonnement à la base de la rédaction du mémoire.

Plusieurs constructions peuvent être identifiées en fonction notamment de la démarche scientifique utilisée mais généralement un mémoire qui mobilise une démarche hypothético-déductive est construit de la manière qui va suivre. Les mémoires mobilisant des démarches plus qualitatives ou inductives verront leur structure légèrement modifiée par rapport à la structure proposée ci-dessous. Ces modifications se rapporteront essentiellement à la partie relative à la rédaction des hypothèses de recherche et à la partie consacrée aux résultats.

Un résumé en trois langues (français – anglais – une troisième langue de la Communauté Européenne)
Le résumé vise à repositionner la problématique du mémoire en mentionnant l’objectif de la recherche, la méthode employée ainsi que les principaux résultats. Le futur simple doit être évité au maximum dans votre résumé. Privilégiez donc le présent de l’indicatif ou les temps du passé car en théorie, le résumé sera l’un des derniers éléments que vous apporterez à votre mémoire. Ce résumé aura souvent une longueur de ¾ de page à 1 page.

Une introduction :
L’introduction va plus loin que le résumé dans le sens où elle intègre déjà des références bibliographiques qui vont permettre de positionner la problématique dans les recherches antérieures portant sur le même thème. C’est dans l’introduction que la question de recherche va également se poser. Cette question vise à éclairer le lecteur quant à l’existence même de votre recherche. Par exemple, vous vous rendez compte en parcourant la littérature sur un thème, qu’il y a très peu d’études (voire aucune) qui s’intéressent véritablement au cas des entreprises que vous désirez étudier. En conséquence, l’objet de votre recherche visera spécifiquement à combler cette lacune.
Finalement, l’introduction comportera un bref descriptif de la suite que vous donnerez à votre article. Par exemple, vous pouvez mentionner dans votre introduction : la première partie de cette recherche est consacrée à recenser les principales études antérieures dans le domaine. Les différents apports présentés nous serviront dans un deuxième temps à émettre et justifier nos hypothèses de recherche. Le développement de la méthodologie, la présentation des entreprises incluses dans notre échantillon ainsi que la discussion des résultats obtenus feront l’objet de la troisième partie de cette recherche. Finalement, la conclusion répertoriera les principaux résultats mis en avant dans le cadre de cette recherche.
Même s’il n’est pas du tout proscrit, le « nous » est tout de même à éviter au maximum.
Par exemple, il est préférable d’écrire sur le plan scientifique : «  cette recherche se compose de trois parties majeures »  plutôt que d’écrire « nous avons envisagé trois parties dans le cadre de cette recherche ». Préciser que le « je », lui, est proscrit.

La revue de la littérature ou l’état de l’art :
La revue de la littérature sert à confronter les différentes conclusions d’études antérieures.
C’est donc au niveau de cet état de l’art qu’il faudra particulièrement être attentif à l’écriture de vos sources. Surtout on évite les notes de bas de page pour privilégier un maximum l’écriture scientifique anglo-saxonne. La précision est donc le maître – mot de cet état de l’art et votre capacité rédactionnelle est l’outil de cette précision.
Ainsi, lorsque vous nommez un auteur, il est toujours nécessaire d’indiquer la date à laquelle les travaux que vous mentionnez ont été publiés. Si vous reprenez les paroles textuelles de cet auteur, il est impératif de les encadrer de guillemets (le must serait de mettre ces paroles également en italiques) et de noter la page à laquelle ces paroles apparaissent. Généralement, on ne mentionne que le nom des auteurs et non leur prénom ou l’initiale de ce prénom. La référence complète figurera dans la bibliographie, à la fin du mémoire.


Exemples non exhaustifs
1) D’après Modigliani & Miller(1958), la structure de financement des entreprises est neutre.
2) La neutralité de la structure de financement des entreprises (Modigliani & Miller, 1958) est un théorème qui a depuis été remis en cause.
3) La relation qui unit les actionnaires et les créanciers peut engendrer des conflits d’agence si « les premiers détournent une partie de la substance de l’entreprise aux dépens des seconds » (Desbrières & Dumontier, 1989, p.12).
4) Selon Desbrières & Dumontier (1989, p. 12), la relation qui unit les actionnaires et les créanciers peut engendrer des conflits d’agence si « les premiers détournent une partie de la substance de l’entreprise aux dépens des seconds ».

S’il existe plus de deux auteurs, il est rare (mais tout de même possible) de noter le nom de tous les auteurs. Généralement, on préfère faire suivre le nom du premier auteur par l’extension « et al. ». Cette extension n’est autre que l’abréviation de « et alii » qui signifie en latin « et les autres ».

Exemple : pour citer l’étude de Biais, Hillion & Malécot (1995), vous pouvez noter :  D’après l’étude de Biais et al. (1995),.....

Grâce à votre revue de la littérature, vous allez pouvoir émettre une série d’hypothèses que vous tenterez de valider par la suite.
Cette partie peut être distincte de l’état de l’art mais elle peut également faire partie intégrante de la revue de la littérature. Dans ce dernier cas, vous mentionnerez « Revue de la littérature et hypothèses de recherche » ou encore « Etat de l’art et hypothèses de recherche ». S’il est nécessaire de répéter ce que vous avez mentionné dans la revue de la littérature au moment où vous posez vos hypothèses de recherche, alors il est plus judicieux d’intégrer ces hypothèses directement dans votre revue de la littérature. Dans le cas contraire, vous pouvez consacrer une partie bien distincte à l’émission de vos hypothèses.

Par revue de la littérature, on entend le passage en revue des théories qui pourraient apporter des éléments de réponses à la question de recherche. Ces théories sont souvent explicitées dans des ouvrages généraux. Mais on entend également le passage en revue des articles scientifiques relatifs à la même problématique que le sujet que vous traitez.
Attention, un article scientifique n’a absolument rien en rapport avec un article de Flair l’Hebdo ou du Vif l’Express. Ni Trends Tendance ! Un article scientifique est une recherche scientifique menée par un chercheur universitaire. Il se construit globalement de la même manière qu’un mémoire (résumé, introduction, revue de la littérature, hypothèses de recherche, méthodologie, résultats et discussion, conclusion).
Il est difficile d’indiquer ici le nombre de pages que doit comporter votre état de l’art car cela dépend bien évidemment de l’abondance ou non de cet état de l’art par rapport au sujet traité.
Parfois l’abondance de la littérature peut être difficile à gérer au niveau de la rédaction du mémoire ; le mémorant étant incapable (dans le sens noble du terme) en quelques mois de mobiliser l’ensemble des connaissances acquises dans un domaine depuis des années. Il faudra donc faire des choix judicieux au niveau de ces connaissances. Par judicieux nous entendons le fait de ne pas passer à côté des articles de référence dans le domaine concerné par votre étude. L’état de l’art se terminera donc quand vous aurez l’impression d’avoir tous les éléments nécessaires à votre réflexion.

(Hypothèses de recherche)
Les hypothèses de recherche doivent être rédigées au moyen de l’indicatif présent. En effet, via vos hypothèses de recherche, vous émettez une affirmation (que vous réfuterez peut-être par la suite mais à ce stade vous l’ignorez encore).
L’hypothèse de recherche doit être commentée et en accord avec la revue de la littérature. Ainsi, si les études antérieures ont démontré que la tangibilité de l’actif (actifs corporels/total actif) possède une influence positive sur le recours à la dette, n’allez pas indiquer que vous vous attendez à l’inverse car cela n’aurait aucune raison d’être sur le plan purement scientifique.
Par exemple, vous pouvez indiquer : d’après les nombreuses études antérieures consultées, il apparaît que la tangibilité de l’actif influence positivement le recours à la dette.  En conséquence, notre hypothèse est la suivante :
Hypothèse 1 : la tangibilité de l’actif influence positivement le recours à la dette des entreprises belges non cotées.

Si la littérature antérieure ne s’accorde pas, il n’est pas toujours aisé de formuler votre hypothèse. Dans ce cas, il faudra que vous trouviez une justification qui pourrait convenir à votre objet de recherche. En effet, imaginez que vous étudiez les déterminants de la structure de financement des entreprises belges non cotées et que dix des études consultées montrent que la taille de l’entreprise influence positivement son recours à la dette mais que six autres démontrent une influence négative.
Vous pouvez justifier votre hypothèse de la manière suivante : puisque la majorité des études consultées valident l’influence positive du critère taille sur le recours à la dette, notre deuxième hypothèse ira également en ce sens.
La méfiance est toutefois de mise car vous pouvez vous rendre compte que les dix études en question ont pour objet de recherche des entreprises cotées mais que les six autres ont pour objet de recherche des entreprises non cotées. Dans ce cas, il serait logique que votre hypothèse précédente affirme que le critère taille influence négativement le recours à la dette des entreprises belges non cotées.
Finalement, n’oubliez pas de mentionner l’objet de recherche dans vos hypothèses.
Dans le cas précédent, vous n’étudiez pas les déterminants de la structure financière d’entreprises françaises cotées mais bel et bien d’entreprises belges non cotées.

Méthodologie et présentation de l’échantillon
Dans cette partie, vous devrez présenter votre méthodologie c’est-à-dire la manière dont vous allez tester vos hypothèses de recherche ainsi que les entreprises sur lesquelles portent ces hypothèses. Cette partie sera fortement variable d’une étude à une autre car dépendante de la méthode employée. C’est également dans cette partie que vous allez décrire les éventuelles variables dont vous avez besoin dans le cadre d’une recherche empirique plus quantitative. Ces variables doivent également être justifiées sur le plan scientifique mais également sur un plan pratique. En effet, votre science de l’adaptation va devoir prendre ici son envergure pour pallier certains problèmes qui ne manqueront pas de survenir du fait par exemple de l’accès limité aux données.
La méthodologie employée peut fortement varier d’un mémoire à l’autre en fonction du sujet de votre mémoire et de votre affinité plus ou moins grande pour les méthodes envisagées (méthodes quantitatives telles les techniques économétriques, statistiques, mathématiques, etc. ou méthodes plus qualitatives telles que des études de cas, etc.).

Ne paniquez pas, outre les conseils de votre directeur, certains ouvrages peuvent vous être d’une aide très précieuse. Citons à titre d’exemple, l’ouvrage suivant : THIETART R.A. & coll (2003), « Méthodes de recherche en management », deuxième édition, Dunod, Paris, 537 pages.

Résultats et discussion
Cette partie est au coeur même de l’originalité de votre travail car elle va vous permettre de valider ou non vos hypothèses et surtout de confronter vos résultats avec ceux des études antérieures. Attention, ne pas avoir de résultat est en soi un résultat (même si cela vous paraît décevant). En effet, vous testez une relation via des méthodes économétriques et vous vous rendez compte du manque de significativité statistique de votre résultat ==> vous ne pouvez rien en conclure. Ne vous remettez pas en cause et ne remettez pas en cause votre travail ni votre démarche. Si celle-ci s’avère être scientifique, il n’y a aucune raison de douter : vous avez tout simplement obtenu un résultat qui ne vous permet pas de valider ou d’invalider votre hypothèse.

Conclusion
Dans la conclusion, votre recherche prend de la hauteur car il est nécessaire de dépasser ce qui a déjà été dit précédemment en mettant le doigt sur les principaux résultats de votre travail et en soulignant son originalité par rapport à d’autres études.
Ne vous sous-estimez pas mais restez toutefois critique vis-à-vis de votre travail, des données dont vous disposez, etc. Terminez votre conclusion, en montrant que votre recherche n’est pas terminée et qu’il y a moyen d’aller plus loin. Donnez des pistes futures de réflexion !

Bibliographie
Tout travail scientifique digne de ce nom doit comporter une bibliographie reprenant l’ensemble des auteurs cités dans votre texte. Evitez le plus possible les syllabus de cours en privilégiant les références relatives à ces syllabus. Votre bibliographie doit référencer les articles scientifiques que vous avez utilisés dans l’élaboration de votre état de l’art ainsi que les ouvrages et autres références (références n’entrant pas dans la catégorie articles scientifiques ni ouvrages). Pour une meilleure visibilité, classez vos références par ordre alphabétique. Du point de vue de la pure rigueur scientifique, il est impératif d’homogénéiser la manière dont vous écrivez vos références dans le sens où tous les articles scientifiques et tous les ouvrages doivent être référencés de la même manière. Par exemple, si vous commencez par le nom du premier auteur, toutes les références indiquées doivent commencer par le nom du premier auteur. Si vous indiquez la première lettre du prénom des auteurs, toutes les références ultérieures devront présenter la même structure. Si vous indiquez le nom des auteurs en caractères majuscules, tous les noms d’auteurs doivent apparaître en majuscules, etc.

Un exemple pratique :

Cce qu’il faut faire :
TITMAN S. & WESSELS R. (1988), « The determinants of capital structure choice », Journal of Finance, 43, pp. 1-19.
WALD J. (1999), « How firm characteristics affect capital structure: an international comparison», Journal of Financial Research, 22, (2), pp. 161-187.

Ce qu’il faut éviter de faire :
S. Titman & R. Wessels, « The determinants of capital structure choice », Journal of Finance, 1988, 43, pp. 1-19.
WALD J. (1999), « How firm characteristics affect capital structure: an international comparison», Journal of Financial Research, 22, (2), pp. 161-187.

 
La recherche documentaire : la clé d’un travail scientifique bien mené

L’arrivée d’Internet a à la fois facilité la recherche documentaire mais a nettement compliqué l’écriture scientifique des ressources bibliographiques. On trouve une pléthore d’articles scientifiques sur Internet la plupart du temps en format pdf. Ces articles peuvent prendre la forme de working paper, d’actes de colloque voire d’articles parus dans des revues académiques. Si vous ne faites pas la démarche de rechercher la qualité du document pdf que vous avez trouvé alors vous ne saurez pas de quelle nature est l’article que vous venez de trouver. Or, il est impératif de connaître la qualité de vos sources. En effet, de manière naïve nous pouvons dire qu’ un working paper a une moins bonne qualité académique qu’un acte de colloque et qu’un acte de colloque a une moins bonne qualité académique qu’un article publié dans une revue scientifique. En effet, la soumission d’un papier en vue d’une publication dans une revue scientifique de référence est souvent longue et fastidieuse. Ces revues travaillent en effet avec un comité de lecture en « double aveugle». Généralement, les commentaires émanant des reviewers (ou relecteurs) aboutissent souvent à modifier (parfois en profondeur) votre recherche, et ce afin qu’elle puisse potentiellement paraître dans la revue que vous visez.
En conséquence, il est nécessaire de connaître la qualité de la source à laquelle vous faites référence dans votre texte.
Sur un document pdf, il est assez aisé de trouver le nom de l’auteur ainsi que le titre de sa recherche. Il est parfois beaucoup plus compliqué de trouver l’année de publication du document ainsi que sa qualité. Pourtant, il faut faire l’effort de chercher car le caractère scientifique de votre travail en dépend fortement. Donc, il faut voir Internet comme une bibliothèque virtuelle.

Quelques exemples :
CAS 1 :
Ce qu’il ne faut pas faire :
Bensoussan C., « Finance d’entreprise et finance de marché : quelles complémentarités ? », pp.1-12, disponible sur http://www.iae.univ-poitiers.fr/affi2006/Coms/139.pdf.

Ce qu’il faut faire :
Bensoussan C. (2006), « Finance d’entreprise et finance de marché : quelles complémentarités ? », Congrès international du 26 et 27 juin, Association Française de Finance, IAE de Poitiers, Actes, disponible sur http://www.iae.univ-poitiers.fr/affi2006/Coms/139.pdf, pp. 1-12.

Cas 2 :
Ce qu’il ne faut pas faire :
Martynova M. & Renneboog L, « What determines the financing decision in corporate takeovers : cost of capital, agency problems, or the means of payment », disponible sur http://www.sciencedirect.com, pp. 290-315

Ce qu’il faut faire :
Martynova M. & Renneboog L (2009), « What determines the financing decision in corporate takeovers : cost of capital, agency problems, or the means of payment », Journal of Corporate Finance, vol. 15, (3) , disponible sur http://www.sciencedirect.com, pp. 290-315

Sciencedirect est une base de données de revues académiques dans de nombreux domaines universitaires. Cette base est accessible depuis un des PC de l’UMons directement depuis le site Internet de l’UMons (onglet « l’université », ensuite « bibliothèques », ensuite « ressources en ligne »). Grâce à cette base de données, vous pouvez télécharger gratuitement certains des articles proposés dans sciencedirect.com.
Nous constatons en outre que les numéros des pages du document pdf qui apparaît à l’écran sont également ceux de la revue Journal dans lequel figure l’article en question ==> cela facilite l’écriture de la référence bibliographique.

Cependant, ce n’est pas toujours le cas. En effet, prenons le cas d’un article scientifique que vous pouvez trouver dans le volume 2 de la revue XXX et en même temps sous format pdf sur l’Internet. Dans le volume 2 de la revue XXX, l’article apparaît aux pages numérotées de 25-50 alors que le format pdf de ce même article est numéroté de 1 à 25. Que devez-vous indiquer dans votre référence bibliographique si vous n’avez trouvé que la version pdf ?

Il est nécessaire d’indiquer cette référence de la manière suivante car vous serez peut-être amené à citer les propos de l’auteur et donc amené également à indiquer le numéro de la page sur laquelle ce trouvent ces propos :

Nom de l’auteur, initiale de son prénom (année de publication), « titre de l’article », Revue XXX, vol.2, pp.25-50, disponible sur http://www.lesitedelinternet.fr,  pp.1-25.
[Ceci est un exemple car le site internet submentionné n’existe pas à ma connaissance.]

Les ressources en matière de recherche documentaire ne manquent pas. Nous avons déjà parlé de la base de données Sciencedirect mais il existe beaucoup d’autres ressources électroniques. Parmi celles-ci, citons le site internet http://www.ssrn.com. Cette ressource reprend notamment des Working papers et des actes de colloques. De plus, il vous permet dans la plupart des cas de prendre contact avec le ou les auteurs.
Vous pouvez également trouver des articles scientifiques sur les sites universitaires.
Le site de la bibliothèque de l’UMons est également une mine d’informations. Outre la base de données Sciencedirect, il vous permet d’accéder à plusieurs autres bases de données comme Econlit ou encore Eric. Par ailleurs, vous pouvez avoir depuis votre PC une vue d’ensemble des ressources proposées directement au sein de la bibliothèque. Pour cela, il suffit d’accéder au catalogue de la bibliothèque. Ce catalogue recense les ressources dites primaires et non les ressources secondaires. Un article scientifique est par essence une ressource secondaire puisqu’il est inclus dans une ressource primaire qui n’est autre que la revue scientifique. N’hésitez pas non plus à obtenir des informations complémentaires auprès des employés de notre bibliothèque. Par exemple, certaines revues anciennes sont archivées afin de ne pas encombrer inutilement la place disponible au sein de la bibliothèque. Vous pouvez en effectuant une demande auprès d’un des employés de la bibliothèque accéder à cette ressource.
Aussi la version scientifique de google : sholar.google.be
Quelques exemples d’articles scientifiques
Les deux exemples qui suivent prennent la forme de Working paper (ou documents de travail). Le premier suit globalement la structure du mémoire mentionnée précédemment tandis que le deuxième ne présente pas d’approche empirique puisqu’il consiste en une revue de la littérature sur le thème de la finance comportementale. Le troisième exemple est un acte de colloque tandis que le quatrième et dernier exemple est un article publié dans une des revues reprises dans la base de données Sciencedirect.
1) Finet A. & Pardo J., (2006), « Les entrées en bourse sur le marché français : l’importance des données de gouvernance et de performance pour les investisseurs », Documents d’Economie et de Gestion, 6, Centre de Recherche Warcoqué, disponible sur http://obelix1.umh.ac.be/rech/documents/2007-6.pdf, pp. 1-23.
2) Bloomfield R. J. (2006), “Behavioral Finance”, Johnson School Research Paper No. 38-06, disponible sur http://ssrn.com/abstract=941491, pp. 1-15.
3) Fadil N. (2006), « Finance d’entreprise, Finance de marché… : un cas d’application sur les PME », Congrès international du 26 et 27 juin, Association Française de Finance, IAE de Poitiers, Actes, disponible sur http://www.iae.univ-poitiers.fr/affi2006/Coms/102.pdf, pp. 1-16.
4) Mahajan A. & Tartaroglu S. (2008), « Equity market timing and capital structure : International evidence », Journal of Banking & Finance, 32, pp. 754-766, disponible sur http://www.sciencedirect.com

Il n’est évidemment pas toujours aisé de lire et de comprendre l’entièreté des articles scientifiques nécessaires à la rédaction de votre état de l’art. On ne maîtrise pas toujours les notions abordées et on ne maîtrise pas non plus toujours les méthodologies employées dans ces articles. L’essentiel est pourtant de pouvoir comprendre l’idée même de l’article, sa question de recherche ainsi que les principaux résultats mis en avant par le ou les auteurs.